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JE 2026 – Alexia Hérault « “N’oublie jamais que le peuple commande et qu’il a le droit de faire et de défaire ses dirigeants” : mœurs populistes régénérées au Mexique entre 2018 et 2024 » 

« N’oublie jamais que le peuple commande et qu’il a le droit de faire et de défaire ses dirigeants 1 »

Andrés Manuel López Obrador, surnommé « AMLO », semble avoir été porté par le fantasme de l’homme providentiel qui sert le peuple en s’en rendant digne et en l’incarnant, pour l’émanciper. Élu président du Mexique en 2018, il est considéré par la majorité qui l’a porté au pouvoir comme le président de gauche que le pays attendait depuis la transition démocratique amorcée en 2000. Cette transition marque la fin de l’hégémonie au pouvoir du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au profit d’une alternance de partis jusque-là inédite.

À ce titre, le programme d’AMLO – la Cuarta Transformación (« Quatrième Transformation », ou aussi « 4T ») – et le parti qu’il a fondé en 2011 – Morena : Movimiento regeneración nacional (« Mouvement régénération nationale ») – dessinent une lutte pour une redéfinition de l’identité mexicaine qu’AMLO veut historique, dans une pratique du pouvoir qui semble populiste mais qui se veut avant tout populaire. Elle semble populiste, d’une part, en raison de la stratégie discursive qu’il a mise en œuvre et de l’adoption de la posture de l’homme providentiel prêt à sauver un « peuple » redéfini à son image et sauvé des affres du néolibéralisme, contre les élites corrompues. Elle semble populaire, d’autre part, du fait des programmes sociaux de vaste envergure proposés comme la traduction en actes concrets de la providence d’une démocratie elle aussi redéfinie, au profit de populations considérées comme les plus fragilisées et délaissées. AMLO, au nom de la « régénération » du système politique mexicain et, plus largement, de l’histoire politique du pays, s’empare ainsi des revendications d’un « peuple » qu’il redéfinit pour le faire s’exprimer par sa voix et le faire s’émanciper au-delà du joug des élites composant la « mafia du pouvoir 2».

Pour matérialiser cette émancipation d’un peuple sauvé des affres de l’autoritarisme et de la corruption, AMLO présente le 26 novembre 2020 le Guía ética para la transformación de México (Guide éthique pour la transformation du Mexique)3, fruit de réflexions citoyennes, de tables rondes avec les Églises, des universités et des organisations civiles, en plus d’une Commission dont les membres sont liés à son projet politique et auraient participé bénévolement à la rédaction. Huit millions d’exemplaires du Guide éthique s’apprêtaient à être distribués aux retraités percevant la pension de retraite de l’État, en 20204. Si le Guide est toutefois resté anecdotique sous la présidence d’AMLO, il convoque une tradition et une culture politiques propres au continent latino-américain, pas uniquement mexicaine donc, d’adresse écrite du dirigeant à la population et à rebours du stéréotype de la démagogie souvent associé au populisme sud-américain5. Une telle perception de la démagogie fait du populisme un concept à connotation négative là où il pourrait être étudié, dans le contexte mexicain, comme un moyen politique induit dans la démocratie des années 2000. Tout en ayant conscience de la prééminence du terme « populisme », de plus en plus en vogue dans la recherche en sciences politiques mais aussi dans le paysage médiatique international, l’on reconnaît qu’il est un passage obligé de notre réflexion. Il est pourtant à double tranchant : tandis qu’il améliore les formes de participation citoyenne et contribue à la prise en charge de certaines revendications, la corruption semble constituer l’un de ses prérequis avec celui de l’affaiblissement et de l’attaque des institutions démocratiques. Cette considération appelle ici la théorisation de Jean Leca : le populisme constitue le deuxième pilier de la démocratie, avec le pilier constitutionnaliste. Il se réfère au « règne du nombre » exprimé par la « souveraineté de la majorité » et le constitutionnalisme au « règne du droit » qui préserve la « garantie constitutionnelle » des droits des citoyens.6 Le populisme est donc intrinsèquement lié à la démocratie avant d’en être une remise en cause, voire une négation. La « régénération » obradoriste prend d’ailleurs place dans un contexte de redéfinition et de revalorisation de la démocratie, avant d’en être une menace. Il convient de rappeler ici qu’une définition unique du « populisme », applicable à toutes les manifestations politiques qualifiées de « populistes », est impossible. Si l’on est tenté de s’en tenir à l’« idéologie fine7» qui désigne la dichotomie entre un peuple considéré comme une majorité – les 99 % – et une élite minoritaire – les 1 % –, les tentatives définitionnelles de ce concept polysémique ont donné lieu à de multiples interprétations qui ne sauraient converger vers une seule acception. Nous n’entendons donc pas revenir sur le débat qu’il suscite ni en proposer une énième définition, là n’est pas l’enjeu de notre propos. Il nous importe plutôt d’observer dans quelle mesure certaines de ses caractéristiques peuvent servir, dans le cas de la présidence d’AMLO, l’émancipation politique de revendications populaires, par un leader qui les fait siennes.

Loin de vouloir produire un résumé du Guide éthique ou une sociologie de sa réception au Mexique, nous proposons d’étudier ce texte sous l’angle de la considération d’AMLO pour un « peuple » dont il se fait la voix. Ce « peuple » est à la fois un argument politique stratégique pour prôner une refonte d’une démocratie plus à même de rendre les citoyens acteurs, et tout en étant un biais de légitimation et de singularisation d’une pratique du pouvoir critique à l’endroit de l’État de droit. Nous analyserons en effet le Guide éthique comme un exemple concret d’une lutte plus générale, menée par AMLO et son gouvernement, pour la redéfinition du peuple mexicain, dans une volonté de refonder la posture morale du citoyen qui rappelle le souci du leader de se placer aussi comme son guide moral. Cette redéfinition de l’individu qui incarnerait la collectivité mexicaine « régénérée » nous semble en réalité être l’illustration de l’institutionnalisation d’une émancipation qui se veut avant tout populaire, dans la mesure où elle entend plaire au plus grand nombre et qu’elle s’opère en son nom. Elle paraît toutefois contenir les indices d’une pratique populiste du pouvoir en ce qu’elle pointe les limites d’une vision qui remet en cause la démocratie mexicaine plus qu’elle ne la « régénère », dans une pratique du pouvoir à certains égards personnaliste. Elle questionne également la frontière ténue entre éthique individuelle, dont l’individu est le seul maître et détient sa conception dans son for intérieur, et éthique civique collective, dont les normes communes et partagées régissent la vie en société.

La refondation de la morale individuelle pour une régénération politique historique

Le Guide éthique est un remaniement idéal des mœurs mexicaines, sous la forme de vingt morales à s’appliquer à soi-même et considérées comme un moyen collectif de surpasser la crise. Cette crise, AMLO l’attribue à la corruption et au néolibéralisme, c’est-à-dire à la gestion de l’État par ses prédécesseurs qui auraient travaillé de concert pour détruire les valeurs éthiques et l’« harmonie sociale » du Mexique : « L’éthique qui a caractérisé le peuple mexicain tout au long de son histoire a été déformée et érodée, ce qui a eu pour conséquence un déclin moral généralisé dans le pays8 ». La dénonciation de la dénaturation de ces valeurs s’est peu à peu transformée en un biais de redéfinition morale du peuple pour le placer au centre de la vie politique et l’en rendre acteur :

« La Quatrième Transformation de la Vie Publique Nationale s’est chargée d’éradiquer la corruption, de construire un État de bien-être et de droit et de léguer un pays libre, démocratique et souverain, dans lequel la politique serait guidée par le principe de rendre service aux autres et dans lequel le développement ne laisserait personne de côté9».

En le rendant acteur, il en fait le garant des valeurs refondées du Mexique et, par là même, du bien-être de la société. C’est aussi un gage de légitimation d’une politique menée en son nom : si le peuple est dorénavant partie prenante de la vie politique du pays, il est raisonnable et juste de vouloir opérer des changements et une « transformation » qui s’inscrirait dans celles majeures de l’histoire mexicaine. Toutefois, cette idée de « transformation » se confond à dessein avec la « régénération » : elle n’est pas une nouveauté mais la revitalisation d’un héritage dans lequel AMLO puise ce qui lui permet d’élaborer une perception du Mexique non pas nouvelle mais revitalisée. Il ne s’agit donc pas tant de produire du nouveau mais de faire renaître ce qui, dans le passé, est jugé bénéfique pour les années 2018 à 2024. Par exemple, le Guide éthique s’inspire de la Cartilla Moral qu’Alfonso Reyes avait rédigée en 1944 à la demande du gouvernement, qu’AMLO a faite rediffuser en 2019. Ce Livret Moral était, comme le Guide éthique l’est, un manuel d’éducation morale pour éduquer civiquement les Mexicains, sous la forme d’obligations à soi-même. Il y est question des mêmes valeurs que le Guide éthique, conçues comme universelles et reflets fidèles de ce que le Mexique devait être dans les années 1940.

La prise en charge didactique et stratégique de l’émancipation du « peuple »

Le chapitre 15 du Guide éthique, « De l’autorité au pouvoir10», illustre plus clairement cette considération pour l’émancipation du peuple grâce à un pouvoir qui le comprend, le représente et l’incarne : « Le pouvoir n’a de sens et n’est vertueux que lorsqu’il se met au service des autres. Le pouvoir est la capacité à agir et à prendre des décisions au nom des autres 11». Ces « autres » vertueux sont moralement bons et sages mais leurs qualités doivent être éveillées par un guide : le manuel mais aussi l’homme qui en est à l’initiative puisqu’il les saisit mieux que quiconque.

Cependant, à la lecture de ce Guide éthique l’on perçoit l’infantilisation d’un peuple ignorant, sur un ton paternaliste, par un langage simple et déresponsabilisant, alors même qu’il est question de faire reposer dans l’attitude responsable des citoyens l’avenir apaisé, pacifié et harmonisé du Mexique. Dans la formulation des morales, il est aisé de remarquer ce langage infantilisant, ne serait-ce que par le recours à la forme impérative, à un vocabulaire simple et à l’évocation de concepts philosophiques génériques mis au service de l’idéal d’apaisement de la société : « Anime le triomphe de la liberté en aidant à la création d’un monde où la responsabilité des individus rendrait inutiles les frontières et les prisons 12». La formation morale peut donc s’opérer car le bon citoyen est malléable : il est facile et nécessaire de le rassasier d’instructions puisqu’il doit être éduqué :

« C’est ce substitut de simplicité qui consiste […] à assumer que la simplicité réside dans le lecteur, qu’il est idiot et ignorant, mais suffisamment apte à recevoir une éducation. Et le registre de la contradiction est absent : le peuple est sage, mais il faut l’instruire sur ce qui est bon et ce qui est mal, ainsi que sur la façon dont il doit se comporter13. »

Au-delà de son émancipation, le peuple devient donc vertueux parce qu’il est éduqué à l’être et à percevoir ce qui est juste et injuste non plus seulement pour lui-même mais pour l’ensemble de la société. Ce qui fait ainsi de l’individu le moyen de la redéfinition idéologique, prônée par AMLO, en ce qu’il peut incarner les valeurs de la « Quatrième transformation » qui doivent régénérer l’identité mexicaine auparavant ternie. Nonobstant, une telle conception remet paradoxalement en cause le système éducatif : c’est indirectement révéler que l’éducation civique est lacunaire et qu’elle consiste dorénavant en une transmission quasi idéologique, par les lecteurs du Guide éthique, pour rappel initialement des retraités, aux générations plus jeunes. Ce qui n’est pas sans évoquer l’exigence d’une union intergénérationnelle du peuple mexicain qui a été au cœur des politiques de la « 4T ».

Une institutionnalisation discutable de l’émancipation morale

Une confusion malaisée entre l’élévation morale individuelle et l’exigence civique renvoyant au comportement de l’individu dans la cité, selon des droits et des devoirs communs, transparaît bel et bien. Si les postures individuelles peuvent se confondre au politique, elles ne sauraient servir de moyen de substitution aux devoirs collectifs dont l’État est le garant. C’est en ce sens que l’institutionnalisation d’un peuple refondé par des valeurs officielles, qui doivent être les siennes et le définir, pointe le brouillage de la limite entre valeurs personnelles et valeurs étatiques. En effet, l’importance du Guide éthique se joue aussi dans le fait qu’il insuffle une morale depuis le gouvernement, à partir d’idéaux du passé14 :

« Pour atteindre de tels objectifs, promouvoir une révolution des consciences est obligatoire, c’est-à-dire construire une nouvelle éthique humaniste et solidaire qui conduise à la reprise des valeurs traditionnelles mexicaines, universelles et de notre grandeur nationale15.»

Les exigences morales qui semblent logiques dans toute société, mentionnées à plusieurs reprises, ne servent pas à expliquer les racines du mal dénoncé pour le soigner mais relèvent d’une stratégie pour décrire les valeurs qui sont justes et bonnes aux yeux du gouvernement. Ce n’est donc pas la valorisation d’un ordre moral universel et universalisable, conforme à ce qu’est la morale en philosophie, mais d’une idéologie pour que l’identité du « peuple » soit pleinement constituée, au point de faire appel à une « révolution des consciences ». C’est là l’un des traits du populisme, tel que théorisé par Ernesto Laclau, qui serait avant tout un « signifiant vide16 » : un moyen de donner sens à une unité idéologique créée de toutes pièces, autour d’un discours unificateur, dans une tentative de mise en forme d’une souveraineté populaire divisée.

Il s’opère alors dans le Guide éthique un choix de valeurs par le gouvernement, à l’instar de l’idée du pardon qui a été l’objet de controverses, pour mieux redéfinir ce « peuple » vertueux et uni. Dans la morale « Du pardon17» il est question de « [sa] puissance libératrice énorme » pour « [recouvrer] sa dignité et sa paix intérieure18». Or, au Mexique, la criminalité ne saurait être normalisée de la sorte : il en va de la justice mais non pas de la moralité. Encourager une victime à délivrer l’agresseur de sa faute, au moyen d’une modification de son ressentiment, revient en réalité à substituer à la justice une morale individuelle qui semble devoir agir à sa place, pour faire advenir une société plus aimante19. La mention de la justice est elle aussi contestable : elle renvoie à l’application plus transparente des lois et à l’élimination de celles injustes, pour rendre chaque citoyen acteur du processus démocratique – ce qu’AMLO a essayé de mettre en place par le biais de la réforme électorale, adoptée en 2023, puis de la réforme judiciaire, adoptée en 2024. Néanmoins, cette justice est à nouveau dépendante de la conscience du citoyen : « Si la justice dépend de toi, tâche de te mettre à la place de ceux qui la réclament et d’agir conformément aux lois et aux règlements, en accord avec ta conscience20 ». L’individu n’est plus uniquement le sauveur des mœurs mexicaines une fois sa conscience morale éveillée mais aussi du fonctionnement des institutions qui auraient été corrompues. C’est en cela que la régénération obradoriste a été perçue comme une éclipse des causes structurelles des problèmes sociaux, en ne faisant pas reposer leur résolution dans des politiques publiques mais dans les mœurs21, preuve en est avec la politique de lutte contre la criminalité Abrazos, no balazos (« Des embrassades, pas des coups de feu ») ayant promu une justice sociale et le pardon mutuel entre victimes et criminels.

Cette conception rappelle combien le Guide éthique s’inscrit dans une vision religieuse et chrétienne, principalement du fait des thèmes qu’il traite (la rédemption et l’amour de l’autre par exemple), de sa tonalité spirituelle et de l’idéal d’une société charitable qui surpasse « un cercle vicieux et une chute en spirale de la civilisation à la barbarie22». Il est judicieux d’interroger cette approche dans un document officiel, commandé et diffusé par le gouvernement, qui prône pourtant un État laïque : « La laïcité est un principe fondamental de l’État mexicain23». Ce que nous venons d’exposer sur le pardon ne va pas dans ce sens. En effet, la notion de « pardon » y est davantage théologique : elle ressemble à une forme de guérison intérieure, au profit des autres, tandis que d’un point de vue judiciaire, l’amnistie repose sur des fondements précis, inscrits dans un cadre légal qui en précise les contours juridiques. Le Guide semble pourtant bien convoquer une éthique fondée sur des principes religieux, comme la Cartilla Moral d’Alfonso Reyes l’était en dialoguant encore plus explicitement avec des conceptions chrétiennes : « La pratique du bien, objet de la morale, suppose l’obéissance à une série de considérations […]. Ces considérations équivalent aux « ’’commandements’’ de la religion 24 ». Il est intéressant de noter que le terme « régénération » désigne, dans son acception religieuse, le changement moral et spirituel d’un individu, voire d’une collectivité25. Si l’on s’en tient à cette définition, au-delà de la renaissance de certains carcans et de certaines pratiques politiques du passé, la « régénération » obradoriste induit en filigrane une mutation de la posture morale de l’individu dans la société mexicaine régénérée, sous l’action du président et de son gouvernement.

En somme, sous le prisme du Guide éthique pour la transformation du Mexique, l’on comprend que la politique d’AMLO porte une vision messianique, dans une pratique du pouvoir qui se veut populaire et est en partie populiste, au point de refonder l’identité d’un peuple dont il souhaite l’émancipation métaphorique pour le salut du Mexique. Si le Guide éthique va de pair avec une pratique supposée populiste, le populisme n’est en aucun cas au cœur de cette « régénération » des mœurs mais certains de ces traits sont perceptibles dans la manière avec laquelle AMLO entend redessiner le profil de la société mexicaine. La démarche adoptée demeure ambiguë en ce qu’elle masque la fragilisation de plusieurs bases de l’État de droit, par un dirigeant qui redéfinit le pouvoir à son image, au nom d’un collectif lui aussi redéfini qu’il nomme « peuple » et qu’il considère comme le plus représentatif du Mexique, au cours de son mandat. C’est à ce « peuple » que le gouvernement attribue des codes éthiques, justes et bons aux yeux d’un homme et en accord avec les valeurs qui étaient au cœur de la « Quatrième transformation ».

  • Bibliographie

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  1. Gobierno de México, Guía ética para la transformación de México [en ligne], 26/11/2020, p. 20. Disponible sur : https://www.gob.mx/imta/documentos/guia-etica-para-la-transformacion-de-mexico-258104, consulté le 13/02/2026. Traduction personnelle. ↩︎

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
La rédaction (6 septembre 2026). JE 2026 – Alexia Hérault « “N’oublie jamais que le peuple commande et qu’il a le droit de faire et de défaire ses dirigeants” : mœurs populistes régénérées au Mexique entre 2018 et 2024 » . Carnets d'études politiques. Consulté le 9 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16qck


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