L’idée d’une recherche critique en sciences de gestion peut sembler paradoxale. Et pour cause, cette discipline occupe une position bien singulière dans le paysage académique. D’abord, la configuration institutionnelle des formations en gestion, dominée par les grandes écoles de commerce, s’inscrit dans des dynamiques élitistes de reproduction sociale par les grandes écoles dans le champ de l’enseignement supérieur en France[1]. Aussi, cette discipline entretient des liens étroits avec le monde des entreprises. La gestion formalise et enseigne l’organisation du travail avec un ensemble de sous-disciplines qui correspondent, pour la plupart, à des domaines de compétence mobilisés au sein des organisations, comme la comptabilité, la stratégie, le marketing, la finance, etc.
Ainsi, dans leur essence même, les sciences de gestion s’inscrivent dans un rapport fonctionnaliste à l’organisation capitaliste du travail, qu’elles ont vocation à étudier en vue de l’optimiser[2]. C’est notamment sur ce fondement qu’un certain nombre de critiques sont émises à l’égard de la discipline, pointant son rôle dans la reproduction d’un ordre social inégalitaire[3]. Toutefois, à partir de la deuxième moitié du XXe siècle, le champ des sciences de gestion a fait l’objet d’un processus d’académisation par lequel elle a pu se conformer aux normes du champ académique, se structurant comme une discipline scientifique à part entière[4]. Cette académisation de la gestion et de son corps professoral a ouvert la voieà l’émergence d’une hétérodoxie dans la discipline, qui s’est notamment constituée en un véritable courant critique dans le Royaume-Uni des années 1990, sous l’appellation de Critical Management Studies[5].
L’espace académique de la gestion, loin d’être un bloc homogène, est ainsi devenu le champ d’une lutte inscrite dans la production des savoirs entre une orthodoxie, qui conçoit la gestion comme un ensemble de savoirs au service de l’organisation capitaliste du travail, et une conception critique qui remet en cause ces fondements fonctionnalistes. Les tenants du courant critique questionnent l’apparente neutralité des sciences de gestion hégémonique, dont les savoirs sont dénaturalisés et replacés dans le cadre de la sphère économique et des rapports de pouvoir qui la traversent[6]. Cette communication propose donc d’appréhender l’exercice de la recherche en management comme une lutte entre des conceptions plus ou moins émancipatrices de la production scientifique.
À cet égard, mon travail étudie la place des chercheurs critiques dans la recherche en sciences de gestion en France, qui ambitionnent à la fois de proposer des savoirs émancipateurs et de s’émanciper dans la production de ces savoirs au sein du champ académique. Cette recherche s’appuie sur la conduite de deux ethnographies réalisées durant des colloques de gestion critique, ainsi que vingt-cinq entretiens menés auprès de doctorants, post-doctorants et enseignants-chercheurs en management affiliés au courant critique francophone. Cette communication présente une partie des résultats issus de ce terrain. Il ressort ainsi de ce travail que les trajectoires comme les pratiques des chercheurs critiques en gestion sont marquées par un rapport ambivalent à leur discipline, entre un rejet de ses normes majoritaires et une intégration pragmatique à ses structures et, plus généralement, aux logiques du capitalisme académique. Ces résultats mettent également en évidence les contraintes avec lesquelles ces acteurs doivent composer dans la conduite de leurs carrières, telles que le rejet de leurs travaux par l’orthodoxie disciplinaire ou les pressions à la publication liées aux outils d’évaluation quantitative de la recherche scientifique.
Du point de vue des trajectoires, deux parcours types du chercheur critique en gestion se dégagent du travail d’entretiens. Il y a d’abord les « bifurqueurs », majoritaires dans mon échantillon, qui s’engagent dans la voie de la gestion dès le début de leurs études supérieures, souvent avec une orientation en classes préparatoires aux grandes écoles de commerce après le secondaire. Ce choix obéit largement à une logique de « non-choix »[7], ou de choix par défaut face à une incertitude marquée dans l’orientation scolaire. En effet, l’importante ouverture pluridisciplinaire que propose cette voie peut la faire apparaître comme un bon compromis entre matières scientifiques et littéraires, dans un souci de « se fermer le moins de portes possibles », selon l’expression employée par plusieurs enquêtés. Leur parcours est ensuite marqué par un fort rejet de la gestion mainstream, et notamment de l’expérience en école de commerce qu’ils jugent peu épanouissante sur le plan intellectuel et pédagogique. Et pour cause, les études en école de commerce opèrent une forte rupture par rapport aux classes préparatoires, et proposent des enseignements davantage instrumentaux visant à préparer leurs étudiants au monde professionnel[8]. Pour qualifier leur expérience de formation en management, les acteurs rencontrés parlent de « déception », d’«ennui intellectuel », de « caricature », voire même d’« enfer ». Dans ce type de parcours, leur bifurcation vers la recherche apparaît alors comme un moyen de satisfaire une curiosité intellectuelle qui serait inassouvie avec une orientation plus classique dans le monde de l’entreprise. En d’autres termes, dans un champ largement déscolarisé comme celui de la gestion, la voie de la recherche apparaît comme celle qui valorise le plus un rapport intellectuel à la discipline et à ses objets d’étude, bien qu’elle soit loin d’en constituer une voie naturelle.
Le deuxième parcours-type qui se distingue au sein de mes entretiens, bien que minoritaire, est celui des « transfuges ». Ces acteurs ont intégré la discipline du management bien plus tardivement dans leur parcours. Certains s’y sont orientés après un premier parcours en sciences sociales (en histoire, sociologie, philosophie, etc.), tandis que d’autres ne s’y sont rattachés qu’à l’étape de la thèse. Ici, le choix de la gestion relève le plus souvent de logiques pragmatiques. Il est alors question, pour ces enquêtés, d’obtenir un financement doctoral, ou de sécuriser des perspectives de carrières académiques stables, jugées plus accessibles que dans d’autres sciences sociales. Les termes employés par un enquêté l’illustrent bien : il qualifie son choix de « stratégie de diplôme », au sens d’une instrumentalisation du diplôme en gestion, envisagé comme un levier d’accès aux opportunités académiques associées. Nombre d’entre eux auraient préféré se spécialiser en sociologie ou en philosophie, mais ont dû se résoudre à abandonner cette idée du fait du manque d’opportunités et de postes dans ces disciplines. À ce titre, plusieurs doctorants rencontrés se présentent comme des étudiants ayant souhaité « continuer dans une autre discipline […] des sciences humaines et sociales mais qui, faute de financement, se retrouvent à faire de la science de gestion ». Il y a donc, chez ces profils de transfuges, un rejet de la discipline qui n’est pas tant lié à des expériences précédentes qu’à une orientation initiale vers d’autres sciences sociales.
Malgré la diversité de leurs trajectoires, les acteurs interrogés partagent ce que je propose d’appeler, à la suite du sociologue Yves-Marie Abraham, un « ethos scolaire »[9], c’est-à-dire un rapport à la gestion et, plus généralement aux études supérieures, empreint de curiosité intellectuelle désintéressée. Cet ethos entre en décalage avec les formations en management, où le rapport au savoir est davantage instrumental, les étudiants étant davantage motivés par les perspectives de carrière que par un réel intérêt intellectuel pour les disciplines enseignées. La recherche en gestion apparaît donc à la fois comme une voie naturelle pour des étudiants en gestion qui en rejettent les débouchés majoritaires, et comme un choix pragmatique pour certains aspirants chercheurs et chercheuses en sciences sociales. Ces trajectoires s’accompagnent aussi d’une sensibilité critique à l’égard de l’ordre établi, marquée par une remise en cause des hiérarchies et des rapports de domination. Ces dispositions normatives peuvent être nourries par des vécus personnels, comme de mauvaises expériences de travail, ou par des engagements politiques parallèles qui appuient une vision critique du management et du capitalisme.
Une fois que ces acteurs intègrent le champ académique de la gestion, ils y rencontrent des difficultés spécifiques tout au long de leur carrière, du fait de leur orientation critique. Ainsi, les approches critiques en gestion font l’objet d’un fort rejet de la part du cœur orthodoxe de la discipline, que les enquêtés surnomment « le mainstream ». J’ai pu recueillir de nombreux récits d’expériences de ce rejet, qui se manifeste au niveau des comités de revue ou à l’occasion de colloques. La marginalisation des chercheurs critiques opérée par le mainstream peut porter sur les positions normatives qui sous-tendent leurs travaux. Une enquêtée indique ainsi s’être vue rejeter un papier par une revue en ces termes : « il y a un reviewer qui nous a dit, je cite : ‘C’est à cause de gens comme vous que Trump est arrivé au pouvoir’. […] Il y a une hostilité qui est assez effrayante (rire) ».
Toutefois, dans la plupart des récits d’expériences que j’ai pu collecter, le rejet se focalise davantage sur d’autres marqueurs caractéristiques de la recherche critique, Ainsi, l’emploi de méthodes qualitatives telles que l’ethnographie, une orientation interdisciplinaire ou le choix d’objets de recherche originaux (tels que les coopératives) peuvent être de puissants leviers de délégitimation des travaux critiques auprès des espaces orthodoxes. Dans l’échantillon étudié, c’est principalement au nom de ces critères en apparence scientifiques que les chercheurs critiques se voient contester la scientificité de leur recherche. Il n’en demeure pas moins que ces marqueurs dits scientifiques sont indissociables de la nature critique de ces travaux, en ce qu’ils s’écartent des normes positivistes et fonctionnalistes dominantes. Ces acteurs s’exposent donc à une délégitimation, dans les espaces orthodoxes, qui se donne les apparences d’une critique épistémologique.
Face à ces contraintes, les acteurs que j’ai pu interroger mènent des luttesstratégiques pour se faire une place dans le champ et y gagner en influence. Cette approche du travail académique repose sur une conception bourdieusienne du champ académique comme champ social structuré par des positions de pouvoir et des luttes stratégiques d’influence[10].
On peut d’abord distinguer des stratégies de contournement, visant à réduire l’effet de rejet en cherchant à faire apparaître ses travaux comme moins critiques qu’ils ne le sont vraiment dans certains espaces mainstream.Il peut alors être question d’assagir la dimension critique d’un sujet en le présentant d’une manière plus consensuelle face à certains publics. Une enquêtée me raconte ainsi le passage devant son jury de thèse en ces termes : « Je n’ai pas mis le mot capitalisme, je n’ai pas mis le mot Marx […], j’ai fait un truc très lisse, parce que mon école doctorale n’est pas du tout critique ».
Aussi, l’accès d’acteurs critiques à des positions de pouvoir dans le champ, tels que certains grades académiques ou certains postes au sein d’établissements et de revues peut favoriser le développement et la valorisation du courant critique en gestion. Si ces trajectoires s’inscrivent souvent dans des parcours de promotion individuelle, elles relèvent parfois de stratégies conscientisées, à l’aune d’une conception adversariale de la recherche comme champ de lutte entre des approches antagonistes de la discipline. Ces stratégies conduisent en fin de compte à la construction d’équipes et de laboratoires de recherche, formant des clusters de recherche critique au sein desquels chercheurs et doctorants affiliés à ce courant se regroupent. Le courant critique est ainsi porté par des dynamiques de cooptation, fondées sur les initiatives individuelles d’une poignée de précurseurs.
Cette lutte pour la légitimité du courant critique se décline aussi dans le champ hautement stratégique des revues et de leurs classements. En effet, le champ académique de la gestion est tout particulièrement structuré par des outils quantitatifs d’évaluation. Les revues sont évaluées selon plusieurs rangs, et le rang d’une revue dans laquelle un chercheur publie influence l’évaluation de la « qualité » de la recherche de l’établissement qui l’emploie, qui détermine ensuite les classements des établissements entre eux, par exemple des écoles de commerce. Il y a donc une imbrication de classements qui façonne un système d’injonctions compétitives à la publication auprès des chercheurs en management, qui sont sommés de publier beaucoup, et dans les revues les mieux classées[11]. Ainsi, en école de commerce, c’est directement à l’aune du classement des revues dans lesquelles les chercheurs publient que sont déterminés leur rémunération, leur charge de cours, l’octroi de primes ou le financement de projets de recherche[12].
Ce système constitue a priori un frein pour le courant critique en gestion. La méthode d’élaboration de ces classements est empreinte d’effets sociaux qui contribuent à marginaliser les travaux minoritaires, comme le sont les approches critiques. Ainsi, la construction de ces classements est fondée en grande partie sur les indicateurs quantitatifs d’impact, tels que les impact factor répertoriés sur Clarivate, les CiteScore, h-index, etc, qui indiquent une estimation du niveau de visibilité d’une revue scientifique. Cette focalisation sur les mesures d’impact tend à reproduire l’hégémonie des revues orthodoxes déjà dominantes, qui bénéficient structurellement d’une meilleure visibilité bibliométrique que des revues qui publieraient des travaux hétérodoxes[13].
Il ressort toutefois de mon travail de terrain que les chercheurs critiques parviennent, en fin de compte, à détourner à leur avantage ces classements, et les injonctions productivistes qui en découlent. Ainsi, l’ensemble des enquêtés m’ont décrit la manière dont ils mobilisent cette pression à la publication comme levier de légitimité personnel. Ces acteurs justifient leur présence et s’assurent d’une liberté académique suffisante en s’efforçant de maintenir une activité de publication suffisamment productive, et donc profitable à leurs établissements employeurs. En effet, dans la compétition qui oppose les établissements pour l’obtention des meilleures positions dans les classements nationaux et internationaux, leurs directions se montrent, au final, peu regardantes quant au contenu des publications. La contribution à la performance scientifique de l’établissement est valorisée en tant que telle, indépendamment de son caractère orthodoxe ou hétérodoxe. Comme le résume avec cynisme une chercheuse interrogée, « Ils s’en fichent, ils regardent même pas ce qu’on fait. Tant qu’on publie, c’est bon ».
Ainsi, paradoxalement, plutôt que de constituer un obstacle, le système des classements de revue et de l’évaluation quantitative de la recherche offre aux acteurs critiques la possibilité de se légitimer à cet aune. Un enquêté affirme à ce titre que « Quand les gens ont une approche aussi instrumentale, il faut aussi avoir des arguments instrumentaux ». Il s’agit alors de neutraliser le regard de l’institution sur le contenu de leurs travaux en prouvant leur conformité aux objectifs de publication de l’établissement. Un enseignant-chercheur interrogé évoque ainsi en ces termes sa posture vis-à-vis des impératifs de publication de son école : « C’est comme dire au chef de l’école de commerce : ‘tiens, voici mes dix étoiles, alors laisse-moi tranquille !’ Et moi je peux développer mes articles plus critiques […] sans être embêté ».
Il découle de ce rapport stratégique à la publication des enjeux de lutte très concrets dans leur vie professionnelle. Par exemple, la position des rares revues ouvertes aux approches critiques dans les classements détermine directement la viabilité de la publication en leur sein. Ainsi, il est nécessaire pour le courant critique de maintenir certaines revues critiques dans des rangs suffisamment élevés pour que ces publications leur permettent de se conformer aux objectifs de publication fixés par leurs établissements, et donc de faire carrière. Le choix des classements de référence et la position qu’y occupent les revues critiques font donc l’objet de négociations et de luttes internes visant à infléchir ces outils dans un sens qui soit le plus favorable possible à la recherche critique. Pour ces acteurs, il s’agit donc à la fois de préserver des espaces de publication émancipateurs et de maintenir une productivité suffisante pour préserver leur liberté académique.En ce sens, les tenants du courant critique en gestion s’avèrent paradoxalement disciplinés au regard des normes induites par le capitalisme académique[14], à l’aune desquels ils se légitiment activement.
En somme, le cas des études critiques en management est certes singulier à bien des égards, mais il n’en permet pas moins d’interroger des dynamiques qui traversent l’ensemble du travail académique contemporain, en proie à un capitalisme académique débridé et à des menaces accrues qui pèsent sur la liberté académique, particulièrement en ce qui concerne les travaux critiques. À titre d’exemple, le contexte de répression de la recherche aux États-Unis depuis le début du second mandat de Donald Trump a été un sujet de discussion et d’inquiétudes omniprésent dans les entretiens que j’ai pu conduire ainsi que sur les terrains observés.
Les chercheurs critiques en gestion illustrent par ailleurs les potentielles limites des visées émancipatrices et performatives de la critique au sein du champ académique. Pour légitimer leurs approches, ces acteurs ne composent pas seulement avec les contraintes du capitalisme académique, mais incorporent ses normes et injonctions à un point tel qu’ils pourraient, in fine, contribuer à reproduire ce système plutôt qu’à le remettre en cause. Cette tension persistante entre subversion et intégration nous rappelle que si les chercheurs critiques sont parvenus à se faire une place dans le paysage institutionnel des sciences de gestion, leur position demeure fragile et contestée. À l’avenir, la polarisation croissante et l’essor d’un backlash réactionnaire à l’encontre des politiques d’égalité et des savoirs critiques[15] pourraient les contraindre à affirmer plus nettement leur positionnement, et à visibiliser davantage les ressorts politiques de leur engagement critique.
Bibliographie
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[1] PASQUALI Paul (2021) Héritocratie. Les élites, les grandes écoles et les mésaventures du mérite (1870-2020), Paris, La Découverte.
[2]TEXIER Thibault le (2016)« Du management domestique au management moderne », InLe maniement des hommes. Essai sur la rationalité managériale, Paris, La Découverte, p. 17-93.
[3] MANDARD Matthieu (2021) « Ce que l’on reproche aux sciences de gestion : une synthèse des critiques adressées à notre discipline », Revue française de gestion, vol. 47, no 295, p. 83-103.
[4]MENGER Pierre-Michelet al. (2015) « La concurrence positionnelle dans l’enseignement supérieur : les grandes écoles de commerce françaises et leur académisation », Revue économique, vol. 66 no 1, p. 237-288.
[5] FOURNIER Valérie et GREY Christopher (2000), « At the critical moment – conditions and prospects for CMS», Human Relations, vol. 53, no 1, p. 7-32.
[6] ALVESSON Mats et WILLMOTT Hugh (1992) « On the idea of emancipation in management and organization studies», The Academy of management review, vol. 17, no 3, p. 432-464.
[7]BLANCHARD Marianne (2012) « S’orienter en école de commerce : goût de l’utile ou choix du raisonnable ? », SociologieS [en ligne].
[8] ABRAHAM Yves-Marie (2007) « Du souci scolaire au sérieux managérial, ou comment devenir un ‘HEC’ », Revue française de sociologie, vol. 48, no 1, p. 37-66.
[9]Ibid., p. 45.
[10] BOURDIEU Pierre (1976) « Le champ scientifique », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 2, nº 2, p. 88-104.
[11]LETICHE Hugo et al. (2017) « Classements, capitalisme académique et affects des chercheurs en gestion », Revue française de gestion, vol. 43, nº 267, p. 97-115.
[12] BLANCHET Vivien et BERRIER-LUCAS Céline (2021) « 15 ans de recherches sur les transitions socio-écologiques : bilan et propositions », Revue de l’organisation responsable, vol. 16, no 2, p. 3-12.
[13] DENIS Jean-Philippe et ROUQUET Aurélien (2021) « La recherche en sciences de gestion : sortir des classements de revues pour retrouver une voix et un public ? » In BURLAUD Alain et BOURNOIS Franck (dir.) L’enseignement de la gestion en France, EMS Éditions, p. 286-311.
[14] SLAUGHTER Sheila et LESLIE Larry L. (2001) « Expanding and elaborating the concept of academic capitalism », Organization, vol. 8, nº 2, p. 154-161.
[15] PRASAD Ajnesh et ŚLIWA Martyna (2024) « Critiquing the backlash against wokeness: In defense of DEI scholarship and practice », Academy of Management Perspectives, vol. 38, no 2, p. 245-259.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
La rédaction (1 septembre 2026). JE 2026 – Mathia Silvestro « Entre subversion et intégration : trajectoires, pratiques et contraintes des chercheurs critiques en gestion » . Carnets d'études politiques. Consulté le 9 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16po1

